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Une centaine de personnes ont participé samedi à Guermantes (Seine-et-Marne) à une marche silencieuse, à l'occasion du huitième anniversaire de la disparition, le 9 janvier 2003, d'Estelle Mouzin, alors âgée de 9 ans. Derrière une pancarte proclamant: "Aidez-nous à retrouver Estelle", le cortège s'est ébranlé en fin d'après-midi de la place du Temps-Perdu, parcourant, en silence, quelques centaines de mètres pour se rendre à l'endroit où a été planté en 2005 "l'arbre du souvenir", à quelques dizaines de mètres du lieu de la disparition de la fillette. Le père d'Estelle, Eric Mouzin, a regretté "les difficultés (...) à avoir une démarche collaboratrice constructive entre les trois acteurs de l'enquête (la police, la justice et l'association, ndlr)". "Huit ans après la disparition d'Estelle, les choses se compliquent chaque année un petit peu plus", a-t-il déploré, évoquant "la disparition des éléments de preuve". Avant la marche, ce même constat sur les faibles avancées de l'enquête s'est dégagé d'une réunion publique à Guermantes. L'avocat de la famille Mouzin, Me Didier Seban, a exprimé "un sentiment de colère" face au système judiciaire, exigeant que le dossier du tueur en série Michel Fourniret soit rouvert. L'avocat souhaite en effet "que des milliers de cheveux trouvés dans la fourgonnette de Fourniret puissent être expertisés". "Les enquêteurs continuent de travailler sur les nombreux procès verbaux sans négliger aucun détail, mais on est en situation d'échec pour le moment", a concédé le directeur régional de la police judiciaire de Versailles en charge de l'enquête, Philipe Bugeaud. En mai, Me Seban avait demandé à la justice d'expertiser trois scellés, des morceaux de lacets blancs et de gants noirs, fournis par les autorités belges après l'arrestation de Michel Fourniret.